Conseils pratiques
L’apprentissage, mode d’emploi
Un pas dans l’entreprise
260 400 nouveaux contrats ont été enregistrés en 2005, en progression de 6 %... Ils sont 80 % à être embauchés à l’issue de leur formation.
Des chiffres très prometteurs qui placent l’apprentissage au cœur de la politique de l’emploi. Le point sur un dispositif rénové, version troisième millénaire…
État des lieux
Quelques chiffres pour commencer : avec près de 22 % des moins de 25 ans en recherche d’emploi, la France détient le triste record européen en matière de chômage des jeunes. Une situation inacceptable à laquelle le gouvernement s’est engagé à remédier. Parmi les mesures phares de cette lutte pour l’emploi des jeunes, l’apprentissage. L’objectif affiché du gouvernement est donc de faire augmenter de près de 40 % le nombre d’apprentis d’ici 2009 pour arriver au chiffre de 500 000. Une progression qui est déjà en marche ; en 2005, on a enregistré une augmentation de 6 % des contrats d’apprentissage au niveau national. Définition
Le contrat d’apprentissage est avant tout un cursus de formation en alternance, comprenant un minimum de 400 heures de formation théorique et générale par an en centres de formation des apprentis (CFA) et des séjours en entreprise, où l’apprenti est suivi et guidé par un maître d’apprentissage. L’éventail des diplômes accessibles va du CAP au diplôme d’ingénieur, en passant par le bac professionnel.
Tout au long du contrat, l’apprenti bénéficie du statut de salarié. Il perçoit ainsi une rémunération minimum calculée en fonction de son âge et de sa progression dans le cycle de formation. Il bénéficie également de la même couverture sociale que les autres salariés de l’entreprise et cotise dès le début de sa formation pour la retraite. Ce dispositif concerne les jeunes de 16 à 25 ans mais des dérogations aux limites d’âge sont possibles. Enfin, loin des idées reçues, des secteurs de plus en plus variés ont recours à cette formule, qui présente pour eux de nombreux avantages fiscaux. Pas moins de 450 métiers sont concernés.
Et aujourd’hui, même des universités, des écoles de commerce ou d’ingénieurs proposent ce type de formation en alternance pour un master ou un DESS. Notez que l’élève apprenti se voit délivrer une carte nationale d’apprenti qui, à l’instar de la carte d’étudiant, lui permet de bénéficier de réductions tarifaires. Enfin, précisons, que s’il s’agit bien d’une formation rémunérée, les plus jeunes apprentis ne touchent que 25 % du SMIC la première année. C’est sans doute le prix à payer pour la garantie d’un emploi…
En pratique
Pour bénéficier de ce type de contrat de formation en alternance, il faut commencer par trouver… une entreprise disposée à vous embaucher comme apprenti ! C’est un peu paradoxal à première vue, mais quand on mesure les aides que l’État leur accorde pour ce type de recrutement (notamment un crédit d’impôt de 1 600 euros par apprenti), les offres devraient se multiplier. Quelles sont les meilleures pistes pour chercher ? Le candidat doit s’adresser aux chambres de commerce et d’industrie, aux chambres des métiers, à la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, aux centres d’orientation et d’information, aux missions locales pour l’emploi et… à l’ANPE.
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